Le développement durable : un investissement responsable

La responsabilité sociale des entreprises était à l’honneur lors du premier colloque sur le développement durable intitulé Développement Durable Québec 2012 : comprendre et passer à l’action (#DDQ2012) les 17 et 18 septembre derniers au Centre des congrès de Québec.

Colloque Développement durable Québec 2012

De nombreuses entreprises commencent à s’apercevoir que leur réputation est intimement liée à la manière dont elles tiennent compte des effets de leurs activités sur les collectivités, les employés, leurs intervenants et le grand public. Colloquium, organisateur du colloque, invitait les entrepreneurs québécois à réfléchir sur la gestion de leur entreprise, les invitant à échanger sur les trois axes de développement durable : économique, social et environnemental.

La responsabilité sociale des entreprises semble traduire une nouvelle vision du progrès et de la prospérité, un investissement qui aiderait à faire évoluer les comportements des acteurs  de toutes les sphères d’une entreprise. 78,7% des Québécois estiment que le développement durable peut améliorer la performance économique et financière des entreprises (1). « La TACEP (table d’accompagnement-conseil des entreprises du secteur privé) souhaite amener à 20% des entreprises québécoises à adopter une démarche de développement durable d’ici 2013 » selon Philippe Lanthier (@PhilLanthier), conseiller en développement durable du MDEIE (Ministère économique, de l’innovation et de l’exportation).

Les bénéfices et opportunités d’une telle démarche sont nombreuses:

1.     Accession au financement et à l’obtention de capital favorisée
2.     Diminution des coûts de production et d’exploitation des ressources
3.     Consolidation et développement durable
4.     Attraction et rétention de la main-d’oeuvre
5.     Augmentation de la productivité des ressources et optimisation des processus de gestion
6.     Innovation et perfectionnement

Or, seulement 10 à 20% des entreprises québécoises ont amorcées une telle démarche. Bien que les motivations sont nombreuses, quelques freins subsistent toujours. Vous constaterez ci-dessous quelques éléments soulevés par les entrepreneurs.

Motivations

améliorations des performances financières (40,5%)
améliorations de l’image corporative (38,4%)
valeurs et convictions (36,3%)        

Freins

manque de moyen financier (62,5%)
manque de temps (48%)
manque d’information (22%)

Si le développement durable est vu comme un facteur de prospérité par 93% des Québécois, de nombreux efforts restent à faire pour sensibiliser et amener les entreprises à entamer réellement le pas vers une saine gestion de leurs ressources en respect de leur environnement.

Pour consulter la liste des conférenciers #DDQ2012 présents.

Pour lire la présentation de Philippe Lanthier, conseiller développement durable du MDEIE, qui nous a inspiré cet article.

Pour consulter les autres événements du Colloquium.

(1) Sondage du MDEIE 2009-2010 en développement durable à l’intention des entreprises québécoises – 3 353 répondants



Ce billet a été publié dans Accès Web PME.

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